Pavement ne nous proposait pourtant pas qu'une bête session de nostalgie, mais plutôt une prestation sans tache qui nous rappelait pourquoi le groupe a été si important autours des années du grunge.Avec son équilibre entre une attitude irrévérencieuse et insouciante digne du mouvement punk, sa fascination pour la pop gomme baloune, son jeu de guitare bruyant mais pourtant précis et sa prestance, Pavement s'est avéré être à la hauteur de sa réputation.
Malkus et Nastanovich
Outre le charisme tranquille de son chanteur Stephen Malkmus - qui a notamment gardé son calme après avoir reçu une bière en plein visage de la part d'un fan - Pavement compte également sur l'apport d'une étrange bête de scène en la personne de Bob Nastanovich.Tour à tour percussionniste et claviériste, Nastanovich est surtout reconnu pour son étrange charisme et ses ajouts vocaux qui consistent à ponctuer les phrases de Malkmus en criant un mot à l'unisson avec le chanteur. La deuxième voix de Pavement n'a pas manqué de divertir.
Répertoire varié
Pavement a fouillé allègrement dans son répertoire, enchaînant coup sur coup des titres de ses 5 albums studios: Stereo, Range Life, Starlings of the Slipstream, Unfair, la nuancée Spit on a Stranger, Rattle By the Rush et bien d'autres.
Parmi les plus convaincantes, l'excellente Cut Your Hair, la tortueuse Fin, ainsi que Summer Babe et Stop Breathing ont satisfait les fans et conquis les curieux venus découvrir ce mythique groupe jouissant d'autant de respect.
Malgré sa longue séparation, Pavement paraissait soudé et parfaitement synchronisé lors de cette prestation sans prétention. Comme quoi les retours de groupes ne sont pas que des occasions d'opportunisme.
*Photos par Tim Snow



