Bon ça y est. Nous y sommes enfin. L’ambiance est montée d’un cran, par contre les températures, elles, ont baissé considérablement (-18°C, ressenti -30°C ce jeudi 23). Après tout, c’est ça l’esprit Igloofest, non ?
En ce premier soir de second weekend, le sol a vêtu son plus beau manteau blanc. Et les festivaliers leurs plus belles tenues « one-piece » : Pikachu, gremlins, loups, caribous, tout y passe.
Totally Enormous Extinct Dinosaurs (dit T.E.E.D) aussi ! Le DJ porte une tuque avec une queue de renard. Fidèle à son habitude, quand on connaît un peu le personnage et l’esprit de ses lives-band précédents. Car il est bon de rappeler que cette nouvelle tournée, il la fait seul en DJ set, et non avec son groupe.
Jour 4 (jeudi 23) – Tazz (CA) // Totally Enormous Extinct Dinosaurs (GB) // Pete Tong (GB)
La foule a été pré-chauffée par la house rondelette de Tazz. Et faut avouer que les réchauffements ne sont pas toujours évidents durant ce genre de festival avec de telles têtes d’affiche. Autant dire qu’il(s) a (ont) du mérite tous autant les uns que les autres.
Le dinosaure en voix d’extinction est loin d’avoir froid. Ce dernier n’en revient pas de la présence des nombreux festivaliers. Pourtant ils sont bien venus danser et applaudir sa prestation épatante tintée de house jungle et funk. Une tablette musicale large et riche en sonorités diverses. Pas même le temps de respirer que T.E.E.D relance un disque encore plus groovy et dansant à l’image de son remix de F for You de Disclosure. C’est aussi à ça que l’on reconnaît un bon artiste !
« Il fait frette, mais l’ambiance est chaude »
Fin de DJ set funky, et le relais est donné au boss de la BBC-Radio1, j’ai nommé Pete Tong ! Applaudissement pour le sortant autant que pour celui qui rentre en scène. Le parterre est noir de monde. Nous sommes jeudi, milieu de semaine par -20°C. Malgré tout, les fans de musique électronique sont bien là.
Ça danse dans tous les sens, et dès les premières vibrations de basse, la foule est en délire. Les pancartes « Will u marry me Pete Tong ? », « il fait frette, mais l’ambiance est chaude » ou encore l’hilarant message « Mum, that’s how i study » sont de sortie. Les gros tubes, Pete Tong les connait sur le bout des doigts. Il sait comment y faire et ne s’y trompe pas.
Malgré la qualité du set, ça sonne plus EDM (Electronic Dance Music) qu’à l’accoutumé mais c’est tout de même ben l’fun. Alors on danse, car il faut aussi se réchauffer !
Pour le compte-rendu du samedi â–¼
Jour 6 (Samedi 25) – Kile Kalma b2b Seb Diamond (CA) // Prince Club (CA) // Claude Vonstroke b2b Justin Martin
Soirée placée sous le signe des « back 2 back » (b2b). Deux fois plus de plaisirs pour les oreilles. Et comme si ça ne suffisait pas, le temps était au party ! Grosse tombée de neige dans l’après-midi et températures idéales. Conditions plus que parfaites pour un samedi.

Prince Club. Photo par Richard Mercier.
Deuxième weekend, donc. Deux fois plus de plaisir et de deux fois plus de monde. Si le premier weekend la fréquentation a frôlé les 19 000 participants, à n’en pas douter, ce samedi les festivaliers était bien plus.
Venus soutenir leurs protégés que sont Kile Kalma, Seb Diamond et aussi l’équipe de Prince Club, les igloofestiers étaient présents tôt ce weekend. La foule s’est intensifiée vers le milieu du set de Prince Club quand le son a commencé à monter d’un cran. Une ambiance des plus folle. Les tenues sont de plus en plus extravagantes et la fête bat toujours son plein. Ça fait vraiment plaisir à voir !
Vonstroke et Martin réunis
Le point culminant a été le set endiablé de Claude Vonstroke et Justin Martin. Seulement « la deuxième fois que les deux comparses se retrouvent ensemble en dix ans », dixit Vonstroke.
C’est dire ce qu’ils ne boudaient pas leur plaisir. Une première à l’Igloofest pour le patron du label Dirtybird (ndlr : Claude Vonstroke) tout comme pour son comparse. Deux pointures de la house techno, c’est dire ce que ça a décapé ! La neige tombe en abondance, le vent s’emmêle. Certains dans le public se montent sur les épaules, à deux, même à trois ! Le délire le plus total.
La sécurité est débordée et ne peut rien y faire. La folie a emparé littéralement les festivaliers. Les deux DJ ne cessent de jouer avec ces derniers et torturent leurs boutons afin de faire danser au maximum la foule à chaque « drop » ! A l’image d’un remix de Phantom P.2 de Justice venu de nul part. Claude Vonstroke lâchera au micro un immense : « Oh – My – God ! » Quant à Justin Martin, lui, lâchera un : « Igoofest ! You’re fuck*** amazing ! »
Les deux artistes prennent leur pied à n’en pas douter. La Jägermeister coule à flot derrière les platines, et trinquent à chaque disque (ou presque) avec le public. Le site du vieux port est noir de monde, les activités sont blindées. Même la marque Pionneer a mis en place des platines pour que les DJ en herbe s’y essaye. La scène vidéotron est elle aussi en ébullition avec les artistes comme MAUS. Bref, un cocktail explosif pour un second weekend.







