Cela fait maintenant un an qu’Arcade Fire s’amusait à nous agacer à coups de mystères, de graffitis, de shows secrets et de têtes en papier mâché, une énorme mise en scène qui allait mener à la parution de leur plus récent album, Reflektor, en octobre 2013.
Le monstre est relâché et la tournée mondiale s’achève. On profite donc de leur passage au Parc Jean-Drapeau ce samedi – pour le concert qui clôturera leur impressionnante tournée Reflektor - pour faire un survol des quatre albums parus au fil des ans, et tenter (!) d’en extraire les 10 meilleures chansons, les plus marquantes, les plus bouleversantes.
Voici donc le top 10 des meilleures chansons d’Arcade Fire, présentées en ordre chronologique.
Neighborhood #3 (Power Out) (Funeral, 2004)
Selon Sors-tu.ca, c’est LA meilleure chanson d’Arcade Fire. C’est le rythme des percussions qui accroche particulièrement dans cette pièce, mixé aux guitares, violons et innombrables autres instruments. Les « woo » et « we found the light! » en back vocals ont aussi ce pouvoir rassembleur si caractéristique du groupe.
C’est le troisième single du premier album du groupe, Funeral, un album qui demeure marquant et d’actualité, même 10 ans plus tard et qui comprend la plupart des pièces phares du groupe.
Le groupe a d’ailleurs gagné le prix Juno du Songwriter of the Year aux Juno Awards en 2006 pour cette chanson précisément ainsi que Rebellion (Lies) et Wake Up.
Rebellion (Lies) (Funeral, 2004)
Quatrième single de Funeral, Rebellion (Lies) est la chanson qui a réellement révélé Arcade Fire au grand public à l’époque.
Mention aussi à Haïti, la première des chansons festives typiques de Chassagne, qui précède Rebellion (Lies) sur l’album et dont la transition est superbement fluide.
Wake Up (Funeral, 2004)
Wake Up c’est la pièce qui termine pratiquement tous les concerts d’Arcade Fire. Une chanson qui réussit toujours à créer un moment magique, d’unité, rassembleur. C’était le cinquième et dernier single de Funeral.
C’est aussi la chanson qui a été utilisée pour faire la promotion du film Where the Wild Things Are, inspiré du livre éponyme culte de Maurice Sendak.
Intervention (Neon Bible, 2007)
Neon Bible, paru en 2007, même s’il a été généralement apprécié, c’est l’album mal-aimé d’Arcade Fire, le mouton noir, l’incompris de son répertoire. C’est une oeuvre noire, une critique de la société, mais dont la musique comporte une dose d’espoir. On ne s’en sort pas, c’est un peu ça la signature du groupe depuis Funeral.
Intervention, une des pièces les plus importantes de Neon Bible, a été le troisième single de l’opus. L’orgue y est imposant et c’est d’ailleurs celui de l’Église St-Jean Baptiste à Montréal qu’on entend sur l’album, interprété par Régine Chassagne.
My Body Is A Cage (Neon Bible, 2007)
My Body Is a Cage, c’est le petit chef d’oeuvre, le bijou oublié de Neon Bible, qui clôt l’album avec une dose de douceur, mais aussi de grandiose avec l’arrivée de l’orgue à mis-parcours.
We Used to Wait (The Suburbs, 2010)
Le texte de We Used to Wait est probablement une des représentations les plus exactes et pertinentes de la jeunesse d’aujourd’hui et c’est pourquoi c’est une des chansons les plus marquantes de l’album. On aime aussi le riff de guitare à la fin du morceau qui rappelle The Doors.
Un projet interactif avait aussi été publié pour We Used To Wait, en collaboration avec Google Street View et intégrait des images des rues et quartiers d’enfance de celui qui le regardait. Le projet s’intitulait The Wilderness Downtown.
Pour en refaire l’expérience, cliquez ici.
Ready To Start (The Suburbs, 2010)
2010/2011 a été l’année Arcade Fire avec la sortie du troisième opus, The Suburbs. Une oeuvre acclamée qui a récolté tous les honneurs, dont le Grammy et le Juno de l’album de l’année 2011, ainsi que le prestigieux prix Polaris.
Ready to Start a été le troisième single de l’album prodige et l’une des pièces les plus rock et up-tempo de The Suburbs (avec la frénétique et excellente Month of May).
Rococo (The Suburbs, 2010)
Rococo c’est l’exemple parfait de la raison pour laquelle Arcade Fire mérite son succès et la reconnaissance de son talent.
Avec sa structure musicale atypique, Rococo est un genre d’hymne cérémonial à la banlieue, qui nous transporte tout de même dans un univers baroque avec l’utilisation du clavecin.
Reflektor (Reflektor, 2013)
Difficile de faire suite à un album aussi acclamé que The Suburbs. Pourtant, Arcade Fire a bien relevé le défi avec Reflektor, en prenant un virage plus dansant, influencé par la musique des îles et parfois le disco. Mais aussi en accompagnant le processus d’une stratégie marketing complètement hallucinante.
La pièce-titre, premier single de l’album qui dure 7 minutes 34 secondes et contient les voix d’un certain David Bowie, marquait un virage dans le style musical du groupe qui expérimente avec des sonorités plus synthétiques.
Here Comes the Night Time (Reflektor, 2013)
Here Comes the Night Time, c’est la quatrième pièce sur Reflektor, mais c’est aussi la première chanson qui a été présentée durant la diffusion spéciale de 30 minutes suivant leur prestation à SNL. Un spécial de 30 minutes tourné durant leurs trois concerts « secrets » à la Salsathèque de Montréal, qui présentait aussi les chansons We Exist ainsi que l’excellente Normal Person. Et des caméos de Michael Cera, James Franco, Bono, Ben Stiller, entre autres…
Cette chanson c’est la fête, point.



