A l’occasion de la sortie de son premier album solo, Sors-tu.ca a pu rencontrer Claude Bégin. Le musicien, qui est au cœur d’un gros buzz en ce moment (surtout à la suite de la publication de sa photo sur sa page Facebook), présente Les Magiciens, un album fait seul dans lequel l’amour prédomine par-dessus tout.
Travailler seul ou à plusieurs ?
Jusqu’à présent, tout le monde connaissait Claude Bégin, pas en tant qu’artiste individuel, mais plus attaché à des groupes, ou se cachant derrière d’autres musiciens. Claude a ainsi fait partie d’Accrophone, pour ensuite rejoindre Alaclair Ensemble. Ses collaborations ne se comptent plus, entre celle avec Karim Ouellet en passant par Marième ou Boogat. « J’ai toujours aimé ça, travailler avec les autres, ça me garde en forme […] C’est un peu ce qui a fait ma force, je peux comme tout faire. »
Mais cette fois-ci, ça ne sera pas Claude Bégin associé à quelqu’un d’autre, mais bien lui seul. Un projet solo qu’il avait en tête depuis un certain temps déjà, et qui lui a permis de découvrir une autre facette de la musique. « A un moment donné de travailler pour toi, c’est le fun. T’as l’impression vraiment que ce que tu fais là c’est quelque chose d’important dans ta vie, tu t’appliques pour le faire, encore plus, parce que c’est pour toi. »
Claude Bégin a alors travaillé sur son premier album, seul, dans son propre studio. Et quand on dit seul, c’est seul. Il a ainsi tout fait, ou presque, par lui-même. Du chant, à la guitare, et même l’imitation de la trompette, et les chœurs ! Il n’a eu recours qu’à trois personnes pour finaliser Les Magiciens. « Il y a quelques notes de violoncelle qu’on a fait refaire par un vrai violoncelliste. Un gros trip que je voulais faire depuis longtemps, une belle violoncelliste, en plus. En plus, c’était dans ma chambre… »
Un trompettiste est également passé pour refaire quelques parties de trompette que Claude imitait, ainsi que sa sœur qui fait des chœurs (et il y en a beaucoup) même si Claude les imitait également. « J’ai fait des voix de filles aussi, mais ma sœur qui chante, et qui m’a appris à chanter, est venue refaire les petites voix de filles avec moi. Je me suis rendu compte qu’un gars qui fait des voix de filles, c’est pas comme une fille qui fait des voix de filles. »
Un album pop
Si l’on devait qualifier Claude Bégin, on dirait sûrement qu’il est polyvalent et touche à tout. Il fait du rap, du rock, du reggae même. Les Magiciens, lui, est un album très pop, dans lequel on entend diverses influences. « J’ai toujours écouté un peu n’importe quoi, je faisais ce que j’entendais ou j’essayais de faire ce que j’entendais. Finalement j’ai travaillé sur plein de trucs, du reggae aussi. Et ça donne ça-là ! Aujourd’hui, moi j’écoute pas mal du folk, du rock, fait que c’est un peu ce que je fais, parce que c’est ce que j’aime. »
Claude Bégin éternel amoureux ?
Une chose dont on ne doute pas en écoutant l’album de Claude Bégin, c’est que l’amour est le thème principal de
celui-ci. Même s’il est question de rupture parfois, l’amour prédomine. Un caractère qui colle à la peau du chanteur. « Dans ma vie là, c’est ça (l’amour) en fait. C’est comme les filles… Il y a aussi mon fils, l’amour de mon fils. Je suis vraiment un amoureux, j’ai l’amour facile. »
L’amour qui peut aussi se révéler être un tour de magie selon Claude. D’où le titre Les Magiciens. « Il y a le Claude Bégin magicien, qui transforme une chanson. Ou la « claudification » d’une chanson. Je me suis comme inspiré de ça, pas du tout pour [le contenu de] la chanson, mais je me suis dit « Ah ça ferait un bon titre ! » Et comme la chanson Les Magiciens, c’est une toune d’amour, c’est comme si c’était un tour de magie. La musique, c’est comme une magie. »
Finalement il ressort de l’album quelque chose de très positif. Une sorte d’optimisme qui se dégage de ce premier opus, et qui peut vite devenir contagieux.
Le buzz Claude Bégin
Ce qui est certain, c’est que Claude Bégin n’est pas passé inaperçu ces derniers temps sur les réseaux sociaux. Sa
photo circule un peu partout, parfois retouchée, et il est clair que son charme joue un rôle dans tout cela.
Un aspect qui n’inquiète pas le musicien, bien au contraire. «Pour la musique, mes preuves sont faites, dans mon estime de moi-même par rapport à la musique. Moi je ne me trouve pas particulièrement beau. […] Je suis très satisfait de la musique, et si en plus il y a ça et que les gens finissent par écouter la musique à cause de ça, bah tant mieux. »
Claude joue donc le jeu, et son prochain clip le prouvera. « Je suis nu dans tout le vidéo clip et je vais rejoindre des dieux. Ca, c’est la seule chose qui n’est pas de moi ! »
Claude Bégin a annoncé une première date au Cercle à Québec le 16 avril. Karim Ouellet l’accompagnera sur scène.





