L’année 2016 n’a pas été de tout repos! Heureusement que celle-ci se termine dans moins d’un mois. À travers tous les malheurs qu’on a pu y vivre, 2016 aura été toute qu’une année en musique. Voici donc le top 20 des meilleurs albums anglophones de l’année selon l’équipe de Sors-tu.ca, tel que colligé à partir des votes de 12 de nos rédacteurs / critiques !
20. Slaves – Take Control
La formation britannique Slaves arrache la 20e position du palmarès avec son punk déchirant. Leur album Take Control paru en fin septembre nous bourdonne encore dans les oreilles et se démarquera sans doute pour plusieurs comme une belle découverte cette année.
19. Miike Snow – iii
Miike Snow nous aura encore eu avec ses mélodies accrocheuses. Leur plus récent album iii, bien que paru en début d’année, n’a pas été oublié et on continuera de s’en souvenir pour longtemps, surtout de fredonner le single Genghis Khan encore pour un bon moment.
18. James Blake – The Colour in Anything
James Blake frappe dans le mille avec The Colour in Anything, si « frapper dans le mille » signifie créer l’album parfait de jours de pluie. C’est un album réconfortant bien que nostalgique qui frappe fort dans nos coeurs.
17. Get Well Soon – LOVE
L’Allemand qu’on connait derrière Get Well Soon est un amoureux tourmenté et il l’est d’autant plus sur son quatrième opus LOVE paru en février. Un autre album qui frappe au coeur, et la voix de Konstantin Gropper est assurée d’en bouleverser plus d’un(e).
16. Cobalt – Slow Forever
Pour un disque rentre-dedans, il n’y a pas à regarder plus loin que l’album Slow Forever de la formation black métal Cobalt. Étonnant succès, étant donné les circonstances : après tout, Erik Wunder devait composer avec le départ de son partenaire dans ce binôme, le chanteur Phil McSorley. Mais Charlie Fell (de Lord Mantis) reprend le flambeau à bras le corps, et permet même une certaine ouverture vers d’autres sonorités, donnant lieu à un album un peu plus accessible tout en conservant l’essence de Cobalt. Après 3 ans de niaisage, le simple fait que Wunder ait réussi à accoucher de Slow Forever est en soi un tour de force.
15. Blood Orange – Freetown Sound
Bien que cet album soit paru quelques jours après les tragiques événements entourant le décès de Freddie Gray, Freetown Sound nous est apparu comme un baume sur le moral. Ses rythmes accrocheurs et ses mélodies tout droit sortis d’une autre époque n’ont pas fini de nous faire bouger. Bien joué, Devonté !
14. Danny Brown – Atrocity Exhibition
Le dernier de Danny Brown, Atrocity Exhibition, n’est pas un album de party. Son rap aux tonalités assez lourdes nous arrivait à la fin septembre et nous résonne encore entre les deux oreilles. Une autre bonne façon de se défouler si le métal vous intéresse un peu moins.
13. Suuns – Hold/Still
La formation montréalaise frappe fort avec son art rock sur l’album Hold/Still. On assiste à un melting pot de beaucoup en même temps, mais une fois bien digéré, c’est un album qui reste avec nous longtemps. Pas tout à fait aussi marquant que le précédent Image du Futur, mais pas loin…
12. Nothing – Tired of Tomorrow
C’était réellement un album printanier, Tired of Tomorrow qui est paru en mai dernier. Nothing nous arrive avec un deuxième album et nous transporte dans les années 90. Ah le bon temps!
L’arrivée de Nick Bassett (guitariste de Whirr) à la basse y est surement pour quelque chose. Un must pour les nostalgiques des bonnes années du shoegaze.
11. Jesse Mac Cormack – After the Glow
Il a marqué des points le Jesse Mac Cormack. On le sent plus assumé sur After The Glow et on est vendu. Son son est défini et le fait sortir de l’introspection trop profonde qu’on lui connaissait (et reprochait, pour certains). Il n’a fallu à Jesse Mac Cormack que 5 chansons sur ce EP pour nous convaincre que sa signature sonore s’affine, et que son blues rock moderne s’inscrit parmi les meilleurs du genre.
Consultez le Top 10 par ici :
10. Beyoncé – Lemonade
Comment passer à côté? Queen Bey n’a peut-être pas frappé aussi fort qu’on s’y attendait dans notre recensement auprès des collaborateurs de Sors-tu.ca, mais elle entre bien sûr dans notre top 10! Quand on fait fi des potins sur Becky With The Good Hair, et qu’on écoute Lemonade dans son entièreté, on se retrouve vraiment devant un album solide, au concept assumé et à la stratégie de lancement spectaculaire. La Reine garde son trône.
9. Andy Shauf – The Party
Un favori de l’équipe rédac (malheureusement un peu méconnu du reste de l’équipe_, l’auteur-compositeur-interprète-homme-à-tout-faire Andy Shauf nous arrivait avec The Party au printemps, un album qui raconte les événements d’une même soirée entre amis, du point de vue intérieur de divers personnages souvent maladroits, mal à l’aise, introvertis. On y découvre une plume posée, une instrumentation de maître, toute orchestrée par Shauf lui-même. Son show au National vendredi dernier était à l’avenant. Un nom à surveiller ces prochaines années.
8. PJ Harvey – The Hope Six Demolition Project
Dans The Hope Six Demolition Project, PJ Harvey raconte l’histoire d’une actualité inquiétante. Elle n’écrit pas sur des ouï-dire, elle écrit sur des faits qu’elle a vus en allant à la rencontre de cette actualité en Afghanistan, au Kosovo ou à Washington D.C. C’est un album-documentaire qui ne tombe pas dans le moralisateur, les qualités de mélodistes de PJ Harvey ayant fait leurs preuves.
À voir en spectacle à Montréal (enfin!) après plus de 15 ans d’absence, en avril prochain !
7. Nick Cave and the Bad Seeds – Skeleton Tree
On n’écoute pas du Nick Cave par moments hop-la-vie. Surtout pas ces temps-ci. On attend plutôt des moments où on a besoin de se rafistoler l’âme. Bien qu’il aborde très souvent le thème de la mort (celle tragique du fils de Nick Cave étant à l’origine de l’écriture de cet album), il y a quelque chose sur l’album Skeleton Tree qui nous ramène tout de même à un regard optimiste, une certaine luminosité issue de l’instinct de survie. C’est drôle à dire. Essayez-le pour vous-même.
6. Angel Olsen – My Woman
Angel Olsen a réussi à se bâtir un bon réseau de fans avec l’album My Woman. Elle nous fait nous agripper à la barre de sécurité de sa montagne russe d’émotions. C’est vraiment l’album phare de la chanteuse américaine.
Vers le Top 5 par ici:
5. Glass Animals – How to Be a Human Being
On ne croyait pas pouvoir voir la formation britannique frapper plus fort que son album précédent Zaba, mais How to Be a Human Being marque pas mal de points. Toujours dans les rythmes un peu exotiques accompagnant leur indie pop, Glass Animals nous arrive avec un album beaucoup plus mature.
4. David Bowie – Blackstar
Une présence inévitable dans le palmarès 2016, pour toutes les raisons auxquelles on peut penser, mais surtout parce qu’il s’agit d’un album minutieusement construit où tout bon mélomane qui prendra le temps de l’écouter trouvera du sien. Blackstar, le dernier album de la carrière retentissante de Bowie est l’au revoir solide qu’il nous fallait. Consultez notre critique, rédigée à demi AVANT sa mort, et complétée APRÈS l’annonce de son décès… On y parlait, il y a 11 mois, d’une mort artistiquement parfaite. On y croit toujours aujourd’hui, avec du recul.
3. Leonard Cohen – You Want It Darker
Parlant d’au revoir, un autre album marquant la fin de la carrière d’un géant est le déchirant You Want It Darker de Leonard Cohen. L’album se dessine comme une lettre d’adieu toute puissante que la voix légendaire de Cohen fait résonner à l’infini. Il y marie sa verve et sa foi sur fond de musique religieuse, par moments. Quiconque écoute l’album se retrouve en étroite communion avec le chanteur dans ses derniers retranchements, le regard lucide et la voix lugubre, et c’est tout un privilège à vivre.
2. Radiohead – A Moon Shaped Pool
On a droit à un Radiohead plus posé sur l’album A Moon Shaped Pool. C’est le retour aux instruments traditionnels d’un band : guitare, basse, drum, voix, en plus de magnifique piano et cordes. On garde tout de même l’ambiance qu’on connaît au band britannique et on s’y plait. C’est un album qui aura divisé les masses, mais qui trouve bien sa place dans leur répertoire.
L’Album de l’année selon notre équipe ? C’est par ici :
1. Kaytranada – 99,9%
C’est une surprise pour quelques-uns de le retrouver tout en haut, mais vous verrez que pas tant que ça. 2016 c’était l’année de Kaytranada!
Le DJ, producteur et musicien montréalais est monté en flèche jusqu’aux étoiles, collaborant avec des grands noms du milieu sur son album 99,9%, comme BADBADNOTGOOD, GoldLink, AlunaGeorge, Anderson .Paak, et Vic Mensa. L’album paru en mai lui a valu le prix Polaris 2016 forçant son nom sur toutes les lèvres, si ce n’était pas déjà le cas.
On y entend toutes sortes d’influences : néo-soul en passant par le R&B, même le jazz, sans jamais laisser de côté des rythmes enlevants qu’on lui connait. Très accrocheur, l’album dévoile sa profondeur au fil des écoutes : les choix de samples, variés, fouillés, mais aussi les rythmes complexes, les influences d’Haïti, les saveurs africaines…
C’est un album à écouter et à réécouter qui mérite définitivement sa place au top du décompte.



