Rétrospective 2013 | Les #WIN de l'année


Jeudi, 12 décembre 2013 02h21 par Sorstu.ca

Et oui, c’est déjà ce moment de l’année. Celui où l’on vous submerge de palmarès, de tops et de classements. Et Sors-tu.ca n’y fera pas exception!


On passe l’année à déguster compulsivement de nouveaux disques, à découvrir de nouveaux artistes, à courir de concerts en concerts, de festivals en festivals, alors c’est toujours un bel exercice que celui de s’arrêter un peu pour faire le point sur l’année qui vient de passer.


Cette semaine de rétrospective se poursuit donc et parce qu’on est tellement de notre temps, on vous a rassemblé nos meilleurs #WIN de l’année, une compilation des meilleurs moments de l’année dans l’univers musical et culturel selon les collaborateurs de Sors-tu.ca.


N’hésitez pas à nous partager vos choix en commentaires, au bas de la page!


 










Consultez également les autres rétrospectives de l’année 2013!


â–º Le Top 15 des albums Francophones de l’année

â–º Top 25 des albums Anglophones de l’année

â–º Les découvertes de l’année

â–º Les #FAIL de l’année


â–º L’année en 30 photos


 


 Alors allons-y des #WIN de 2013, selon l’équipe de Sors-tu.ca !


Fauve aux Francofolies


Photo par Pierre Bourgault.

Fauve sur la scène Loto-Québec des FrancoFolies. Photo par Pierre Bourgault.


Fauve c’est l’une des découvertes de l’année aux Francofolies de Montréal. Un collectif français qui donne dans un genre de post-rock mélangé à du spoken word. Le groupe a une manière de livrer ses textes poignants sur scène, avec une émotion palpable, une sorte de rage et de mal de vivre mêlés à une fragilité déconcertante. Un groupe absolument captivant live, qui mise sur une mise en scène particulière, des projections et l’effacement de ses musiciens pour laisser toute la place à la musique et surtout, aux mots.


Et ça adonne bien, parce que Montréal en lumière nous les ramène, le 22 février prochain au Club Soda, avec Pawa Up First en première partie. Ils auront justement un nouvel album en main, premier de deux disques promis pour 2014. À ne pas manquer.


Consultez notre entrevue avec le groupe.


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Sigur Ros au Centre Bell


Photo par Catherine Rosa.

Sigur Ros au Centre Bell. Photo par Catherine Rosa.


Selon plusieurs, c’était LE show de l’année.


Après une présence à Osheaga en 2012, le groupe islandais s’est payé une visite au Centre Bell de Montréal en mars 2013 pour un concert des plus marquants, quelques mois avant la parution du nouvel album, l’excellent Kveikur. Mise en scène à couper le souffle, ambiance en crescendo, interprétation musicale parfaite et nouveau matériel de surcroît. À peine trois mois après le début de l’année, on savait déjà qu’on avait affaire à l’un des meilleurs concerts de 2013.


Consultez notre critique du concert de Sigur Ros au Centre Bell.



Franz Ferdinand au Métropolis


Photo par Pascal Leduc

Franz Ferdinand au Métropolis de Montréal. Photo par Pascal Leduc


Alors que le passage de Franz Ferdinand à Osheaga en 2012 en avait laissé plus d’un sur sa faim, le groupe était de retour à Montréal, au Métropolis cette fois-ci, avec un nouvel album en poche, soit Right Thoughts, Right Words, Right Action.


Concert à guichets fermés, ambiance survoltée et musique de party. C’est en gros ce qui résume la soirée avec Franz Ferdinand qui a prouvé qu’il n’est pas nécessaire de s’encombrer d’effets visuels époustouflants ou de mise en scène complexe pour livrer un spectacle authentique et de qualité.


Consultez notre critique du concert de Franz Ferdinand au Métropolis.


 



Arcade Fire et sa campagne de promotion


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Bon, parlons-en du cas Arcade Fire qui a tant monopolisé l’attention cet automne. Parce qu’on le veuille ou non, force est d’admettre que leurs actions promotionnelles ont eu l’effet escompté cette année. Même si parfois, on avait envie de leur dire que trop, c’est comme pas assez, et qu’on en avait marre de voir la masse journalistique et les réseaux sociaux s’enflammer à la moindre petite annonce.


Récapitulons un peu. D’abord, il y a eu les mystérieux graffitis, ce fameux logo aux lettres formant le mot REFLEKTOR qui tapissait les murs et les rues de villes partout dans le monde. Puis, les teasers incognitos qui ont été diffusés dans quelques festivals, dont Lollapalooza et Osheaga. Puis, la sortie du premier extrait, Reflektor, qui « coule » sur Internet, une journée d’avance et auquel participe nul autre que David Bowie. Puis, la tenue d’un show secret à la Salsathèque. Puis, l’annonce de supplémentaires pour ces shows-plus-tellement-secrets qui exigeaient une tenue de ville ou un costume pour y avoir accès. Puis, la sortie d’un vidéo interactif et d’un vidéoclip officiel. Puis, la diffusion d’un court-métrage de 30 minutes intitulé Here Comes the Night Time, filmé durant les concerts à la Salsathèque, après une prestation mémorable à Saturday Night Live. Puis la sortie de l’album, double. Et enfin l’annonce d’une tournée, où les spectateurs sont, encore une fois, invités à se costumer. Et on oublie plusieurs détails.


Tout ceci, minutieusement orchestré pour créer un buzz, une excitation inexplicable pour un nouvel album extrêmement attendu. Et Arcade Fire a su livré la marchandise et répondre aux attentes. La preuve : il trône au sommet de notre Top 25 des meilleurs albums anglophones de l’année. Succès.



Le retour du Warped Tour à Montréal


WarpedTour2014


Ça pourrait se retrouver dans la rétrospective 2014, mais la nouvelle est tout de même tombée cette année. Une excellente nouvelle, d’ailleurs, pour les fans de punk-rock, qui après la déception de voir le Warped Tour faire relâche à Montréal en 2013, ont appris que le festival itinérant serait de retour en ville dès l’an prochain.


L’événement se tiendra le 5 juillet prochain, au parterre de l’Île Notre-Dame.



Les églises comme lieux de diffusion


Photo par Pascal Leduc.

Patrick Watson à l’Église Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Photo par Pascal Leduc.


Cette année tout particulièrement, il allait de soi de souligner l’utilisation de plus en plus fréquente des églises comme lieux de diffusion. Un des shows les plus marquants cette année est probablement celui que Patrick Watson a offert à l’Église Saint-Jean-Baptiste. Un spectacle grandiose dans un décor majestueux.


Le festival Coup de coeur francophone a d’ailleurs aussi tenté l’expérience avec les deux concerts de clôture de Louis-Jean Cormier qui prenaient place à l’Église Saint-Pierre-Apôtre et qui fut également un énorme succès.


Soulignons également Scène 1425, qui exploite l’Église Ste-Rose à Laval et offre plusieurs concerts, dont entre autres, Half Moon Run cette année, et le festival Pop Montréal qui possède sa propre église, l’église POP Little Burgundy et qui nous donnent la chance de voir différents groupes et styles de musique dans un décor non-conventionnel.


Notre retour sur le concert de Patrick Watson.


Celui sur le concert de Louis-Jean Cormier.


Et celui de Half Moon Run.


 



Gospeed You! Black Emperor remporte le prix Polaris


Source: Eva Vermandel

Source: Eva Vermandel


Premièrement, on ne s’y attendait pas vraiment et ce fut une agréable surprise. Deuxièmement, c’était une fois de plus la preuve que Montréal est une ville extrêmement créative et prolifique qui possède réellement une scène musicale bien unique, mais surtout reconnue. C’est la troisième fois en quatre ans qu’un groupe basé à Montréal remporte le prestigieux prix Polaris, après Karkwa en 2010 et Arcade Fire en 2011, et la quatrième fois en huit ans d’existence que le prix est remis à un Montréalais, Patrick Watson ayant également remporté les honneurs en 2007.


Notre article sur le prix Polaris 2013.


 



Réorganisation logistique de la circulation à Osheaga


Photo par Pascal Leduc

Osheaga. Photo par Pascal Leduc


Vous vous souvenez du chaos et des escaliers chambranlants de l’an dernier, à Osheaga, alors que le festival avait agrandi sa superficie? La logistique était un tel désastre que nous l’avions inclus à nos flops de l’année.


Et bien cette année, le festival nous a fait l’agréable surprise de repenser l’aménagement du site, mais aussi la programmation, pour faciliter la circulation entre les deux aires de concerts (Scènes principales vs scènes Verte et des Arbres). Une réorganisation franchement efficace qui n’a occasionné aucun problème de circulation, malgré le fait que les trois jours affichaient complets pour la première fois. Donc pas de shows manqués pour cause de traffic. Un gros bravo à l’organisation pour cette amélioration monumentale. Et pour sa programmation variée, aussi, pendant qu’on y est.



Le Zoofest



Mention spéciale au festival de l’humour champ gauche et du théâtre underground : le Zoofest, qui célébrait son 5e anniversaire cet été. Au cours des dernières années, le festival, un véritable marathon de plusieurs centaines de spectacles pendant une vingtaine de jours, a réellement su se tailler une place dans l’abondance des festivals de l’été.


Présenté en marge du Festival Juste Pour Rire, le Zoofest peut être vu comme le pendant irrévérencieux du populaire festival JPR et a un mandat bien à lui, soit de faire découvrir les nouveaux talents et la culture humoristique et théâtrale moins accessible à tous, et ce parfois à saveur politiquement incorrecte. Et ce mandat, le Zoofest le remplit avec succès, d’année en année et a démontré que sa présence dans l’offre culturelle était plus que pertinente.


Cette année, on a pu y découvrir des humoristes mordants comme Martin Perizzolo, Yannick De Martino, Simon Delisle, les Pics-Bois, Phil et Mehdi, Virginie Fortin et Mariana Mazza, en plus d’avoir droit à un laboratoire de Fabien Cloutier en mode stand-up, une pré-première d’Adib Alkhalidey et des shows époustouflants dont Peepshow, Le Projet bocal et On est tous des pompiers.


Longue vie au Zoofest!


Source: Sorstu.ca