Rétrospective 2017 | Top 10 des meilleurs albums locaux de l'année !


Lundi, 25 décembre 2017 16h52 par Sorstu.ca

C’est presque le temps de se remplir les narines de l’odeur de tourtière du nouvel An et de se faire engourdir les oreilles de cuillères à bois jouées par son petit cousin au réveillon familial. Si jamais ça devenait à un tel point insupportable, il suffit de se glisser discrètement un écouteur à l’oreille et écouter les dix meilleurs albums locaux de l’année selon l’équipe de rédaction de Sors-tu.ca !


Méthodologie pour les puristes : les 10 positions ci-bas proviennent d’un processus vraiment full scientifique, où on a demandé à près de 20 collaborateurs de Sors-tu.ca de nous soumettre leurs suggestions, après quoi ils ont procédé à un vote parmi tous les titres recueillis. C’est donc, pour ainsi dire, la vérité infuse. Rien de moins. Allons-y.


P.P.S. : Ah oui, une dernière chose avant de débuter. Nous avons recensé ici les albums « locaux », c’est-à-dire en provenance de notre Belle Province, peu importe la langue (ou absence de) utilisée. L’idée étant que notre scène locale bénéficie d’une couverture plus en proximité que les artistes internationaux. Le Top 20 de nos albums internationaux suivra demain…


Ok. Go.



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10. Twin Solitudes de Leif Vollebekk


On s’est laissé bercer par les mélodies planantes de Leif Vollebekk sur son troisième album, Twin Solitudes. C’est doux, c’est touchant et ça ne laisse personne indifférent ; après tout, il a été encensé par la critique locale et internationale. Assis à son clavier, le Montréalais d’adoption explore la peine d’amour de manière vraie, redonnant une beauté inconnue aux maux du coeur* (oui, oui, écouter Twin Solitudes, ça nous rend poétique de même).


* N.D.L.R.: On dit bien « maux DU coeur » et non « maux DE coeur ».


9. Noir Éden de Peter Peter


Le retour de Peter Peter sur disque après avoir fait le saut vers l’Europe en 2014 n’a pas déçu. À l’écoute du premier extrait titre de l’album Noir Éden, on était sous le charme. C’était une mise à l’eau facile puisque la mélodie rappelait drôlement l’album Une Version améliorée de la tristesse paru en 2012, mais il nous a rapidement démontré sa polyvalence avec des morceaux plus upbeat, frôlant le commercial, mais portés par des textes d’une belle richesse.



8. Luciferian Towers de Godspeed You! Black Emperor


Godspeed You! Black Emperor continue de nous fasciner encore une fois avec Luciferian Towers. L’album en quatre pièces (dont 2 sont déployées en 3 parties chacune) nous fait sentir l’union musicale du collectif et son sens de l’exploration post-rock toujours au sommet de son art. C’est du GY!BE tel qu’on le connait, qui pourrait sembler familier à la première écoute, mais qui nous plonge dans un univers d’une grande beauté, malgré une vision pessimiste du monde. C’est à écouter sans interruption.



7. Le Démon normal de Oktoplut


Le duo stoner-punk Oktoplut s’affirme vraiment comme un incontournable de la scène heavy québécoise, surtout sur Le Démon normal paru cette année. Ils nous démontrent toute la force de leur petit nombre avec un son complet et une énergie débordante, même sur les morceaux plus down tempo qui ne cassent en rien le rythme effréné de l’album. C’est à découvrir pour les amateurs du genre, pour qui Oktoplut deviendra assurément un favori.


P.S. : La chanson éponyme est particulièrement bien envoyée dans les dents !



6. Loveshit II (Blondie & The Backstabberz) de Jason Bajada


Après avoir flirté avec le français sur ses deux derniers albums, Jason Bajada revient à l’anglais sur Loveshit II, un album double entièrement dédié à l’amour déchu, sur fond de musique surprenamment rythmée. Le genre d’album à écouter en se recollant le coeur. Le genre d’album pansement quand on est prêt à passer à autre chose. Et même quand on a pas le coeur en compote, la guitare et les textes de Bajada plaisent sans faute.


Inspiré, texturé, bien arrangé : Loveshit est une réussite.



 


Et le Top 5, lui ?  Par ici :



C’est presque le temps de se remplir les narines de l’odeur de tourtière du nouvel An et de se faire engourdir les oreilles de cuillères à bois jouées par son petit cousin au réveillon familial. Si jamais ça devenait à un tel point insupportable, il suffit de se glisser discrètement un écouteur à l’oreille et écouter les dix meilleurs albums locaux de l’année selon l’équipe de rédaction de Sors-tu.ca !  Passons au Top 5 !


5. Queens of the Breakers de The Barr Brothers


Queens of the Breakers nous arrive comme une révélation cette année. On connait très bien le trio depuis plusieurs parutions déjà, mais ce troisième album complet nous fait découvrir une version plus profonde, plus travaillée, plus recherchée au son et au groupe. C’est dans une symbiose musicale parfaite qu’on y entend des jeux de style réussis, des textes soignés, et, dans son ensemble, du jamais entendu. Se renouveler au troisième album, ce n’est pas rien, mais c’est en plein dans le mille pour The Barr Brothers.



4. The Beautiful de Laura Sauvage


Avec son ambiance rétro, son aplomb renversant et ses mélodies accrocheuses, Laura Sauvage prouve encore toute la fougue de son projet solo (elle qui forme un tiers des Hay Babies sous son vrai nom, Vivianne Roy) avec son deuxième album The Beautiful. Elle ose y explorer des sons plus dream pop et même s’en prendre à Donald Trump sur la conclusion de l’album Song for DJT. Une disquette parfaite pour la découvrir, qu’on aime ou pas les Hay Babies — c’est effectivement assez différent de l’approche du groupe — à l’instar de son premier Extraordinormal, paru l’an dernier.


* N.D.L.R. : Cet album n’est pas réellement disponible en format disquette. Faut pas charrier quand même.


3. Everything Now de Arcade Fire


Arcade Fire, c’est du local qui s’est exporté à l’international et qui nous rend fiers, ce n’est donc pas pour rien que leur plus récent projet Everything Now se retrouve si haut dans notre liste. La formation montréalais n’arrive que très rarement à nous décevoir, mais il faut avouer qu’on a tous été surpris de la tournure pop disco qu’a pris Arcade Fire sur l’album. C’est en explorant l’album plus en profondeur qu’on y a trouvé plus que des vers d’oreille, mais bien un travail minutieux à la hauteur du groupe.


Au pire, si vous n’aimez pas certaines chansons — Infinite Content, anyone ? — sachez qu’on vit à l’époque du streaming, alors retirez-les de la playlist, bout de bonyenne. Tout ça pour dire qu’un album qui contient des chansons comme Everything Now, Put Your Money On Me, Electric Blue, Creature Comfort, We Don’t Deserve Love et Signs of Life mérite d’être souligné. Sans compter que leur excellent show au Centre Bell en septembre donnait une nouvelle valeur à plusieurs des titres de l’album.


Alors on l’assume : Arcade Fire a lancé le 3e meilleur album d’ici, à notre avis. Deal with it.



2. Le Silence des troupeaux de Philippe Brach


Alors qu’on croyait à la déchéance de Philippe Brach dans le commercial avec le faux morceaux Troupeaux, l’auteur-compositeur-interprète nous rassure avec son troisième album Le Silence des troupeaux, son plus complexe à date. Bien qu’on ne s’éloigne pas trop du folk qu’on lui connait, Philippe Brach s’est permis d’explorer plus de styles et d’exploiter plus d’instruments. Le résultat est réussi, mais nécessite plusieurs écoutes pour bien saisir toutes les nuances qui lui sont rattachées. Et c’est un peu pourquoi on l’aime: un album qui se révèle différent à chaque écoute.


Autre chose digne de mention : la pochette. Format hors-norme, portrait freakant (signé Le Petit Russe, très important de lui en donner le crédit), joli livret biblique et cartes d’animaux (!), Philippe Brach n’a pas lésiné sur le packaging, ce qui est tout à fait recommandable si on veut encore vendre des albums en 2017. Bravo.



Mais LE MEILLEUR ALBUM, c’est lequel, Sors-tu ?  Dis-moi !



Wo minute. Alors c’est quoi l’Album de l’année avec un grand A ?



1. Une année record de Loud


Pour un premier album solo, Une année record en est tout un puisqu’il s’agit de notre album local de l’année. Faut dire qu’en terme de rap queb, ça se passe ces temps-ci. Et quand c’est bien ficelé comme Une année record, on ne peut qu’adorer.


Après avoir pris une pause d’une durée indéterminée du trio Loud Lary Ajust et annoncé un projet solo, notre curiosité était plus que piquée face à ce qui s’en venait. Est arrivé le EP New Phone (qu’il a composé avec son acolyte Ajust), et on était conquis. L’avant-goût de quatre morceaux annonçait un changement de son et a mis de l’avant plus que jamais la richesse de la plume de Loud. On était agréablement surpris.


On l’a été d’autant plus lorsque Loud a fait paraître Une année record deux semaines avant sa date prévue de tombée. On y entend des textes aux subtilités bien imagées, un flow agile, et des beats qui ne laisseront aucune tête sans hochement continu.


Que fera-t-il de toutes ces louanges, lui qui nous clame son rejet de la gloire sur l’album? Peu importe, parce qu’on s’entend tous pour dire qu’il mérite amplement sa place au sommet.


Tout ça tombe à point puisque Loud vient touuuuuut juste de faire paraître un nouveau vidéoclip pour la chanson Devenir immortel (et puis mourir) :



Les oubliés / victimes du processus / ça fait mal de ne pas les inclure :



  • Pierre LapointeLa science du coeur

  • Dany PlacardFull Face

  • Stars – There Is No Love In Fluorescent Light

  • Blaze Voluto Collection – Weatherman

  • Jay ScottWeatherman


Ne manquez pas notre Top 20 des albums internationaux de l’année, ce jeudi 21 décembre sur le site !


Source: Sorstu.ca